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A l’occasion de la journée mondiale des développeurs, Samedi 12 Septembre 2020, nous avons interviewé Étienne et Harold, tous deux développeurs chez OTTEO. Découvrez dans cet article, leur métier, leur quotidien et leurs passions !

 

QUI ES-TU ET QUEL A ÉTÉ TON PARCOURS ?

[Etienne] Eh bien, je suis Etienne, développeur plutôt front aujourd’hui, même si ça m’arrive encore de faire du back ! Je suis originaire d’un petit village dans le Loiret, où j’ai grandi. Je me suis intéressé très jeune à l’informatique, j’ai d’ailleurs été entraîné dans le développement par mon grand frère, et l’un de mes premiers programmes était sur une TI-83 Plus à l’époque. J’ai donc passé mon BAC, fait une licence à Orléans puis un master à Paris-VI, avant de partir à Nancy pour mon premier travail au CNRS. J’y suis resté 4 ans avant de revenir en région parisienne et de rejoindre OTTEO, il y a bientôt 3 ans.

[Harold] Je m’appelle Harold, j’ai 34 ans et je suis développeur backend depuis maintenant plus de 10 ans. Autodidacte, j’ai commencé par développer principalement en PHP pour ensuite passer sur Python. Cela fait maintenant 5 ans que je suis consultant chez OTTEO.

 

 

QU’EST-CE QUI T’A DONNÉ ENVIE DE DEVENIR CONSULTANT ?

[Etienne] Je n’avais pas réellement une bonne image des ex-SSII quand j’étais (plus) jeune, que je voyais plutôt comme de grosses machines bien huilées où l’humain passait après. J’ai quitté Nancy pour suivre ma future femme dans les Yvelines. Mais déménager en région parisienne sans travail, ce n’est clairement pas évident. J’ai donc mis de côté mes préjugés et contacté plusieurs ESN en Île-de-France. Une société concurrente m’a prise sur profil, ça tombait bien, sauf que l’expérience fut mauvaise. Rapidement après, j’ai été contacté par OTTEO qui m’a proposé une mission intéressante à 30 minutes de chez moi, une offre impossible à refuser. Et depuis, ce fut le cas de toutes mes missions jusqu’ici ! Cela m’a réconcilié avec les ESN ! :)

[Harold] Le fait de pouvoir découvrir un nouveau métier à chaque fois. Ma première mission chez OTTEO dans une fintech, puis une seconde mission chez un leader du BTP m’ont permis d’apprendre énormément. Le fait de changer d’entreprise quand je change de mission me permet aussi de découvrir de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux profils… Un bon consultant doit savoir s’adapter à la culture d’entreprise du client et doit faire preuve d’une capacité à comprendre rapidement un nouveau métier.

 

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PARLE-NOUS DE TA MISSION CHEZ TON CLIENT.

[Etienne] Actuellement, je suis dans une des grandes tours de La Défense, dans une petite équipe de 8 personnes qui se charge du développement de POC (Proof of Concept) et de MVP (Minimum Viable Product). On travaille soit en autonomie totale, soit en petit groupe, parfois sur plusieurs sujets en même temps. Des sujets plutôt variés, dans le secteur du Commerce.

[Harold] Je suis actuellement Lead dev sur l’application de dédouanement d’un géant de la livraison express. Mon travail a dans un premier temps été d’assurer le bon déroulement de l’internalisation de cette application, et par la suite sa TMA.

 

DÉCRIS-NOUS TA SEMAINE TYPE.

[Etienne] Avec le Covid, la semaine type a plutôt bien changé ! Depuis la rentrée, je suis sur un rythme 3 jours en présentiel, 2 jours en télétravail. Avant cela, j’étais jusque là sur un rythme 2 jours en présentiel, 2 en télétravail et un congé parental le mercredi.

Sinon, réunion hebdomadaire le mardi pour faire le tour des projets en cours et futurs, et des mini-points quotidiens sur les projets auxquels je participe. Discussion directe avec le métier ou les intermédiaires du métier, propositions d’améliorations, la fameuse pause café évidemment… Mais l’essentiel du temps reste le code, ce qui est plutôt rassurant pour un développeur !

[Harold] Ma semaine type va dépendre de la phase du projet dans laquelle je me situe.
La phase de conception va se traduire par un nombre plus important de réunions, d’audits, de brainstorming…
Pendant la phase de réalisation, on passe forcément plus de temps à développer.
La phase de tests se traduit en général par des livraisons de correctifs à la demande des équipes métier.
La phase de livraison, elle, veut dire packaging de la version cible pour permettre sa livraison.

En plus de ce travail, j’essaie d’être force de proposition sur les évolutions que je juge nécessaires à apporter à l’application ou à son architecture. On voit parfois des problèmes arriver de loin, et c’est important de pouvoir y apporter des solutions. Enfin, en tant que Lead on doit être attentif aux besoins de l’équipe, à ses questions, ses difficultés.

 

QU’EST-CE QUI EST LE PLUS GRATIFIANT DANS TON MÉTIER ?

[Etienne] Ce qui m’a incité à développer : le fait de créer à partir de rien ou presque pour concrétiser finalement ce qui n’était qu’une idée. Il y a un côté « artiste » à développer ! Quand j’étais jeune, je disais à mes parents que, plus tard, je serais inventeur (rien que ça). Mais avec du recul, le développement s’en rapproche assez finalement !

[Harold] De voir un projet ou le lot d’un projet aboutir et être livré en production. On a le sentiment d’avoir accompli quelque chose et notre travail qui est surtout virtuel devient plus concret.

 

PARLONS NOUVELLES TECHNOLOGIES. Y A-T-IL UN SUJET QUI TE PASSIONNE OU QUI T’INTÉRESSE EN CE MOMENT ?

[Etienne] Désolé, je suis un faux geek (ah ah). J’ai résisté des années avant d’avoir mon premier smartphone, et encore plus pour avoir un forfait internet dessus ! Après, je ne suis pas imperméable non plus, je me suis intéressé un temps au casque de réalité virtuelle, et je suis les différentes avancées scientifiques comme la validation des ondes gravitationnelles (et la future mission LISA) ou encore l’évolution des deepfake, sujet qui va faire parler de plus en plus de lui.

[Harold] Ce n’est pas une nouvelle technologie à proprement parler, mais suffisamment récente pour en parler dans cette réponse. Docker est un des domaines dans lequel j’ai récemment eu l’occasion de monter en compétence. Pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas, Docker permet le packaging d’applications ou de composants applicatifs dans ce qu’on appelle des « containers ». Il est alors possible de faire tourner la dite application sur quasiment n’importe quel système. Avec mon équipe, nous avons dû passer de Linux à Windows dans le cadre de la crise Covid. L’application sur laquelle nous travaillons tourne exclusivement sur Linux. Backend, frontend, ordonnanceur, BDD, il a fallu tout packager, ce qui a représenté de nombreux défis. J’ai personnellement adoré cette partie de mon travail, et je cherche depuis à encore améliorer mes compétences à ce sujet.

 

UNE ANECDOTE À NOUS RACONTER ?

[Etienne] Une petite anecdote comme ça : j’avais un ami en licence Informatique qui n’avait jamais touché un PC de sa vie. Il a fini dans les 10 premiers de sa promo. Juste pour dire qu’il n’est pas nécessaire d’être un(e) geek ou passionné(e) depuis toujours pour faire de l’informatique !

[Harold] Histoire vraie : il y a des années de ça, lorsque j’ai utilisé Vim pour la première fois, j’ai du redémarrer mon ordinateur pour quitter le programme. Les développeurs Linux comprendront :)

 

QU’AIMES-TU FAIRE EN DEHORS DE TES HEURES DE TRAVAIL ?

[Etienne] Coder… Non je rigole (quoique). Je suis plutôt casanier, à regarder des séries, des films, à jouer aux jeux vidéo. À mes heures perdues, je pratique aussi l’écriture ou la création de jeux de société. Mais ces derniers temps, bizarrement, mon occupation numéro 1 reste de m’occuper du petit bout !

[Harold] Fut une époque où je passais le plus clair de mon temps à développer des projets perso, mais plus maintenant. Aujourd’hui cela dépend des saisons. Les beaux jours, je fais des travaux d’extérieur, je jardine, et je m’occupe surtout de mon potager. En hiver, je passe beaucoup de temps dans mon atelier à faire de la menuiserie et à bricoler. J’aime aussi lire des romans et des bandes dessinées. Enfin, j’avoue passer un peu trop de temps devant mes consoles de jeux ¯\_(ツ)_/¯.

 

UN CONSEIL QUE TU AIMERAIS DONNER À UN(E) JEUNE QUI SOUHAITE FAIRE LE MÉTIER DE DÉVELOPPEUR(EUSE) ?

[Etienne] Je dirais que le langage de programmation que l’on manipule est assez secondaire, ce qui est primordial reste la logique derrière. Si on comprend ce que l’on fait, ou du moins que l’on cherche à comprendre ce que l’on fait, on pourra le faire quelque soit le langage. À mon sens, c’est l’essence même du bon développeur.
Aussi, il faut éviter de réinventer la roue. Lorsqu’on rencontre un problème, quelqu’un l’a sûrement déjà rencontré, et Stack Overflow est là ! Cela n’empêche pas qu’il est toujours utile de comprendre la solution, c’est comme ça que l’on progresse aussi. Ah, et consulter la Doc n’est pas une tare, elle est là pour ça ! Seuls certains recruteurs pensent qu’un bon codeur sait par cœur la signature d’une fonction. Spoiler : c’est faux. Petite astuce aussi : la méthode du canard en plastique !

[Portraits croises] Harold et Etienne

Expliquez-lui votre code quand vous avez un problème, vous trouverez la solution !

[Harold] « Better done than perfect ». C’est un collègue qui m’avait partagé ce dicton il y a quelques années, et il illustre bien ce qu’est le quotidien d’un développeur. A savoir qu’on ne peut pas toujours développer les choses comme on aimerait le faire : manque de temps, de moyens, etc… Il faut savoir arbitrer entre les bonnes pratiques et le respect des deadlines. D’un autre côté, faire du code jetable à longueur de temps n’est pas gratifiant et peut même se révéler être très déprimant. Mon premier conseil serait donc de trouver une mission où l’on demande des livraisons régulières tout en permettant aux développeurs de faire correctement leur travail. Mon deuxième conseil serait de bien choisir la techno dans laquelle vous allez vous spécialiser. Choisir un langage ou un framework trop exotique n’est pas forcément judicieux. En effet, il faut avoir un CV pertinent au marché du travail actuel et à venir, tout en apportant des compétences bonus qui font de votre profil quelque chose d’unique. Enfin, j’aurai un dernier conseil en image :

[Portraits croises] Harold et Etienne 2

Je plaisante bien sûr ! Le métier de développeur est vraiment cool !

 

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